Lundi 15 mars 2021 tagCancérologie

Expérimentations "Article 51" : Ramsay Santé lance deux dispositifs innovants en cancérologie

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L’activité physique adaptée connectée en situation post cancer à l’Institut de cancérologie Lille Métropole.
Un suivi digitalisé en inter-cures de chimiothérapie pour les patients atteints d’un cancer digestif à l’Institut de cancérologie Jean Mermoz.

Expérimentations "Article 51" : Ramsay Santé lance deux dispositifs innovants en cancérologie
  © Ketut Subiyanto - Pexels
  • Dans le cadre du dispositif national dit "de l’article 51" qui permet d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits, Ramsay Santé, l’un des leaders européens de l’hospitalisation privée et des soins primaires, lance deux expérimentations en cancérologie.
  • La première, développée à l’Institut de cancérologie Lille Métropole, concerne la mise en place d’un programme d’activité physique adaptée (combinant présentiel, distanciel et solution digitale) dans le cadre d’un parcours après cancer auprès d’un total de 500 patients sur 3 ans, à compter de la date du premier patient inclus.
  • La seconde, appelée METIS CONNECT et développée à l’Institut de cancérologie Jean Mermoz à Lyon, concerne la mise en place d’un suivi digitalisé en inter-cures de chimiothérapie des patients atteints d’un cancer digestif.
  • Premier acteur privé de la cancérologie en France, Ramsay Santé a fait de la lutte contre le cancer une priorité qui s’illustre particulièrement dans ses 12 Instituts de cancérologie (7 généralistes et 5 spécialisés dans le cancer du sein). 

La loi de financement de la sécurité sociale de 2018 (LFSS 2018) a introduit, en son article 51, la possibilité́, pour les professionnels de santé de terrain, de mettre en œuvre des expérimentations dérogatoires, sur de nouveaux modes d’organisation et de financement. L’objectif est d’améliorer l’accès aux soins des patients en vue d’une reproductibilité sur tout le territoire. 
Ramsay Santé, premier acteur de l’hospitalisation privée en cancérologie en France, a été autorisé, par le comité technique national "Article 51" à expérimenter deux dispositifs innovants en lien avec les agences régionales de santé Hauts-de-France et Auvergne Rhône Alpes.
 

L’activité physique adaptée connectée en situation post cancer à l’Institut de cancérologie Lille Métropole

Avec 25 000 nouveaux cas de cancer estimés par an et 12 000 décès chaque année, la région des Hauts-de-France est particulièrement touchée par le cancer1. Les cancers digestifs et les cancers du sein restent les deux plus meurtriers de la région.

Alors que le recours à l’activité́ physique chez les patients pendant et après cancer est désormais reconnu comme partie intégrante de la prise en charge2, Ramsay Santé lance, en partenariat avec la start-up Kiplin, un programme d’activité́ physique adaptée (combinant présentiel, distanciel et jeux de santé connectés centrés sur l’activité physique) dans le cadre du parcours après cancer.
L’expérimentation que nous avons développée dans le cadre de l’article 51 est partie du constat que l’introduction de l’activité́ physique dans le parcours de soins post-cancer présentait plusieurs limites : manque d’adhésion aux programmes mis en place, inégalité́ de l’accès aux ressources, manque de coordination et de partage d’information entre les différents intervenants, difficultés logistiques, etc. La solution connectée mise en place par Kiplin vise à faciliter l’insertion de l’activité physique dans le parcours de soins mais aussi la coordination entre les professionnels de santé. En outre, elle permet une évaluation de l’impact de l’activité physique adaptée sur la qualité de vie des patients.

Aurélie Clerquin, chef de projet à l’Institut de cancérologie Lille Métropole et Carole Micheneau, Référente de la filière cancérologie chez Ramsay Santé
La solution développée par la société́ Kiplin fait partie des thérapies digitales non médicamenteuses (complémentaires d’un traitement médicamenteux). Elle comprend des séances d’Activité́ Physique Adaptée (APA) dispensées par des professionnels, des jeux de santé connectés, des évaluations de condition physique, des webinaires thématiques et un outil de suivi pour les professionnels de santé.
Nous sommes très enthousiastes à l’idée de déployer avec le groupe Ramsay Santé notre thérapie digitale l'APACO (activité physique adaptée connectée) dans un parcours patient cancer. L’objectif est d’évaluer la pertinence medico-économique de ce parcours pour le système de santé. L'autre objectif est d'évaluer et mesurer l'engagement des patients dans ce parcours notamment grâce à la gamification. Dans nos jeux de santé, plus les participants bougent, plus ils gagnent des points pour avancer dans des histoires à étapes, participer à des défis ou résoudre des indices. Le jeu reste un puissant levier pour adopter de nouvelles habitudes de vie. Au-delà des jeux connectés, l’APACo propose des diagnostics de condition physique, des séances d’APA à distance, des webinaires thématiques… 70 % des participants augmentent ainsi leur pratique d’activité physique de plus de 50 % par rapport à leurs habitudes. L’enjeu est de faciliter l’accès aux programmes d’activité physique adaptée et de favoriser l’autonomisation des patients tout en gardant les référents de santé au centre des échanges.

Vincent Tharreau, fondateur de Kiplin

Au moyen de l’application mobile disponible sur smartphone, les patients, accompagnés par une infirmière coordinatrice, seront invités à prendre part à un programme d’APA de 12 semaines qui alternera entre des animations ludiques et connectées destinées à promouvoir l’activité́ physique et des séances d’APA en présentiel et en visioconférence encadrées par un enseignant en APA.

Le mode visioconférence permet de faciliter l’accès aux séances d’APA pour les patients ne souhaitant / ne pouvant pas se déplacer au sein de l’établissement de santé, permettant ainsi d’avoir une proposition complémentaire apportant plus de flexibilité́ pour le patient.

La population cible est de 500 patients ayant terminé́ leur traitement pour un cancer digestif ou un cancer du sein à l’Institut de cancérologie Lille Métropole. Ce dernier englobe 4 établissements autorisés en cancérologie (l’Hôpital privé la Louvière, l’Hôpital privé de Villeneuve d’Ascq, l’Hôpital privé Le Bois, la Clinique de la Victoire) et prend en charge chaque année environ 2 000 patients en chirurgie du sein et digestive.


METIS CONNECT : un suivi digitalisé en inter-cures de chimiothérapie pour les patients atteints d’un cancer digestif à l’Institut de cancérologie Jean Mermoz

La coordination des soins est un enjeu majeur dans la qualité de prise en charge du cancer. Et pourtant, dans les faits, la transmission d’informations entre les différents acteurs de santé se montre très compliquée. Le patient porte souvent à lui seul la responsabilité de la transmission des informations relatives à son parcours de soins, ce qui peut avoir de lourdes conséquences sur sa prise en charge (difficultés à partager les informations du dossier patient, circuit d’informations non-sécurisé, accessibilité différée et recueil parfois rétrospectif, perte qualitative d’information et quantitative etc.).

Ramsay Santé, conscient de cet enjeu a créé dès 2013, dans ses Instituts de cancérologie, le métier d’infirmière coordinatrice en charge de l’accompagnement des patients les plus vulnérables, et leur proche, tout au long de leur parcours, y compris après les traitements.
Le financement actuel à l’activité ne valorise pas les démarches de coordination et de surveillance. C’est pourquoi, nous proposons une expérimentation ‘article 51’ basée sur un suivi digitalisé des patients à la fois pendant et en dehors des épisodes de soins. Ce suivi étant particulièrement pertinent pour les patients atteints de cancers digestifs qui comportent plusieurs risques de complications pouvant être anticipés à travers un suivi digitalisé (hypertension artérielle, perte de poids et dénutrition, etc.) nous avons choisi l’Institut de cancérologie Jean Mermoz à Lyon, centre de référence en cancérologie digestive, pour la mise en application de cette expérimentation.

Carole Micheneau, Référente de la filière cancérologie chez Ramsay Santé
L’expérimentation baptisée "METIS CONNECT", s’appuie sur le dispositif digital proposé par la société Exolis, consistant à s’appuyer sur la santé connectée comme outil numérique d’alerte, de prévention et de coordination pour : 

  • Initier au plus tôt (dès la décision d’un traitement par chimiothérapie) un programme d’accompagnement connecté entre les actions conduites à l’Institut de cancérologie Jean Mermoz et à domicile ; ce programme intégrant les professionnels de ville (médecins traitants, infirmiers libéraux, etc.)
  • Mettre en place une surveillance continue à domicile des effets indésirables des chimiothérapies (douleurs, fatigue, détection précoce des signes de dénutrition et de sarcopénie) en associant le patient et son entourage, toujours en lien avec les professionnels de la ville. Cette surveillance doit permettre d’adapter précocement les traitements et le recours aux soins de support durant la chimiothérapie.
  • Co-élaborer un programme après cancer avec le patient et ses proches pour un nouveau projet de vie. 

Notre projet METIS CONNECT s’appuie sur la digitalisation comme réponse au suivi des patients atteints d’un cancer digestif en inter-cures de chimiothérapie. L’intérêt est d’améliorer la coordination entre les acteurs et fluidifier les parcours de soins en utilisant la santé connectée et les dernières technologies.

Amélie Malek, Chef de projet cancérologie à l’Hôpital privé Jean Mermoz
Cette expérimentation doit permettre de réduire les dépenses d’assurance maladie directement liées aux complications des prises en charge, notamment grâce à la détection précoce des effets secondaires.
Le projet METIS CONNECT permet une surveillance continue à domicile des effets indésirables d’une chimiothérapie (douleurs, fatigue, etc.) ce qui permet d’une part d’améliorer la continuité de la prise en charge des patients entre l’établissement et les professionnels de ville et d’autre part de détecter précocement des effets secondaires pouvant mener à une réhospitalisation pour complication.

Pr Jérôme Desrame, oncologue digestif, initiateur du projet
La population ciblée par le projet d’expérimentation correspondra à tous les nouveaux patients pris en charge à l’Hôpital privé Jean Mermoz pour un cancer digestif (500 patients en moyenne chaque année) avec une décision notifiant le démarrage d’un traitement par chimiothérapie intraveineuse.

Afin de démontrer la reproductibilité de l’expérimentation, le groupe Ramsay Santé intégrera au dispositif durant la période de l’expérimentation (4 ans maximum), deux autres établissements en région Auvergne-Rhône-Alpes : l’Hôpital privé Drôme-Ardèche à Guilherand-Granges et l’Hôpital privé Pays de Savoie à Annemasse.


1 : Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France. Février 2020.
2 : Bénéfices de l'activité physique pendant et après cancer, Institut national du Cancer, mars 2017. 

À propos de Ramsay Santé

Après le rachat du groupe Capio en 2018, Ramsay Santé est devenu l’un des leaders européens de l’hospitalisation privée et des soins primaires. Le groupe compte aujourd’hui 36 000 salariés et travaille avec près de 8 600 praticiens libéraux.

Présent dans 5 pays, la France, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Italie, le groupe soigne plus de 7 millions de patients par an dans ses 350 établissements.

En hospitalisation, Ramsay Santé propose la quasi-totalité des prises en charges médicales et chirurgicales dans trois métiers : Médecine-Chirurgie-Obstétrique (MCO), Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) et Santé Mentale. Partout où il est présent, le groupe participe aux missions de service public de santé et au maillage sanitaire du territoire, comme en Suède où le groupe dispose de plus d’une centaine de maisons de santé de proximité.

La qualité et la sécurité des soins est la priorité du groupe dans tous les pays où il opère. C’est pourquoi le groupe est aujourd’hui l’une des références en matière de médecine moderne, tout particulièrement en matière de chirurgie ambulatoire et de récupération améliorée après chirurgie.

Le groupe investit également tous les ans plus de 200 millions d'€ dans ses établissements que ce soit dans les nouvelles technologies chirurgicales, d’imagerie, la construction et la modernisation d’établissements… Il innove aussi au service des patients avec de nouveaux outils digitaux ou encore en faisant évoluer ses organisations pour une meilleure efficacité de la prise en charge.

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